Décalé

POSEZ CES QUESTIONS POUR AMELIORER VOTRE ACTIVITE

« Les questions ne sont jamais indiscrètes ; les réponses le sont parfois » [Oscar Wilde]


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L’un des principes appliqués par Toyota © est la résolution des problèmes en posant
5 questions qui aboutissent à remonter vers la racine d’un problème dans le but de l’éradiquer.

Par peur d’apparaître néophyte et/ou complétement naïf, certain.es s’exonèrent de questions pourtant salvatrices et nécessaires afin d’évoluer et assurer la pérennité de leurs activités.

Ceux qui réussissent sont ceux qui, au-delà de la maîtrise de leur domaine, s’assurent de comprendre leurs données financières et surtout réagir en s’adaptant constamment mais surtout (se) posent des questions.

Sortir la tête du sable et renverser la réalité, c’est l’objectif de ces questions ;

I. RENTABILITÉ

Nous avons rencontré beaucoup de personnes motivées, travaillant énormément avec une passion indéfectible pour les services/produits qu’ils proposaient mais qui oubliaient de se questionner quant à savoir si leur activité était rentable et donc pérenne.

Par peur de contrarier les prix du marché, on n’ose pas justifier d’un prix différent sans défendre son service/produit.

L’histoire industrielle procure plusieurs exemples édifiants ; Le Concorde © et SAAB Automobiles ©.

L’avion franco-britannique Le Concorde constituait une véritable démonstration technologique totalement avant-gardiste, encore aujourd’hui considérant les moyens de l’époque de sa conception.

Malgré 30 ans d’existence, dans les faits son exploitation s’est révélée être un gouffre financier.

De même, SAAB Automobiles ne fera jamais de profit de toute son histoire avec l’issue que l’on connaît malgré des véhicules à l’opposé de l’obsolescence programmée.

Le fabuleux A380 d’Airbus était aussi en quête de sa rentabilité car tous les aéroports du monde ne pouvaient pas procéder aux adaptations des pistes pour le recevoir.

Ces trois produits non rentables étaient pourtant magnifiques et appréciés.

Le point mort (break-even point) est la zone où se trouve une entreprise lorsqu’elle ne fait ni gain ni perte, en d’autres termes, lorsque ses revenus couvrent juste ses dépenses.

L’entêtement dans un projet déficitaire, sous prétexte que l’investissement a été important, ne fera qu’aggraver les conséquences.

Certaines destinées d’entreprises tournent au fiasco mais grâce à la volonté de leurs équipes, celles-ci contrarient le mauvais sort, à cet égard le redressement d’Eurotunnel est très instructif.

A contrario, l’approche Lean consiste à tenter de faire beaucoup avec peu.

II. ENDETTEMENT 

Par l’absence de rentabilité, la tentation peut être de recourir à la dette pour palier à ce manque dans l’espoir d’un rendement/revenu futur.

Ce que l’on espère être un effet de levier peut devenir un puissant étrangleur et terrasser un projet non profitable.

Quand la dette et ses coûts dérapent (taux d’intérêts variables), vous devez réagir, cela a notamment été le cas des communes françaises et américaines lors des crises financières.

Donald Trump dans son projet fantasmagorique du casino Taj-Mahal devait supporter 14 % d’intérêt, ce qui a scellé la faillite de celui-ci (l’état grec avait émis des obligations avec un rendement annoncé similaire).

III. ABSENCE DE VISION

Chaque entrepreneur.e devrait, chaque année, établir un budget et un plan de trésorerie afin de le suivre périodiquement.

Mais qui peut se targuer d’établir ses prévisions sur les 3 à 5 prochaines années ? C’est pourtant un bon exemple pour entamer un profond processus de développement.

Il est donc nécessaire de mesurer vos objectifs face au réalisé, sans budget vous ne pouvez y parvenir.

Ceux qui se font surprendre par les coûts cachés et les déconvenues peinent à rebondir.

Parmi ces coûts latents, l’impôt est un exemple criant et doit être calculé/pré-payé lors de l’établissement budgétaire.

Notamment pour cette raison, depuis 2020, les SRL devront –obligatoirement– établir un plan financier et de trésorerie (sur 12 mois) avant de pouvoir distribuer des dividendes et/ou tantièmes.

Considérez que c’est une opportunité et pas une contrainte car cela nous pousse à budgétiser.

IV. DISCERNER CASH ET RÉSULTAT

Qu’est-il plus dangereux une entreprise en perte ou celle qui manque de cash ?

À court terme, c’est le manque de cash qui est problématique, la perte peut être révélatrice d’un manque de rentabilité.

Plusieurs holdings (société qui détient/contrôle des actions/participations) enregistrent et même clôturent certains exercices en perte sans pour autant avoir des soucis de trésorerie.

Cela s’explique, entre-autre, parce que le droit comptable interdit de comptabiliser des
plus-values latentes mais impose de comptabiliser des réductions de valeurs (perte de valeur mais sans être réalisée) lorsque le prix du marché, à la date de clôture, est inférieur à celui d’acquisition.

Plus simplement, vous pouvez envoyer des factures à vos clients, clôturer avec un bénéfice substantiel, mais sans leurs payements (donc le cash), rien n’est réellement concrétisé.

V. COÛTS NON-MAÎTRISÉS

Les coûts stratégiques sont ceux réputés avoir un impact direct sur la progression de votre chiffre d’affaires, ce sont donc ceux à privilégier.

Posez-vous la question si j’éliminais ce coût est ce que je perdrais vraiment du chiffre d’affaires ou mettrait à mal le fonctionnement de mon entreprise ? Si oui, comment et où ?

C’est l’occasion de rappeler qu’un frais sera déductible fiscalement dès lors qu’il permet, entre autre, de générer des revenus même si ceux-ci seront réalisés à plus long terme.

Avec quelle énergie faites-vous la chasse au gaspillage dans vos frais ?

Par ailleurs, ces types de dépenses peuvent surprendre lorsqu’elles vous prennent de court ;

Tax

Qu’ont en commun ces personnalités : Sophia Loren, Françoise Sagan, Michel Polnareff, Jean Yanne, André Agassi, Florent Pagny, Ingmar Bergman, Lauryn Hill, Nicolas Cage, Etc. ?

À un moment de leurs existences, ils ont connu un statut de « supplicié fiscal », suite à une négligence, méconnaissance de leurs obligations et/ou de la pure malice.

Ils ont donc été rattrapés par des sérieux soucis fiscaux qui n’ont pas été géré en amont.

Michel Polnareff accouchera du titre « Lettre à France » tandis que Françoise Sagan sera sauvée par François Mitterrand face à ses obligations fiscales négligées.

Parmi ces impôts, une mauvaise interprétation de la législation TVA peut être (très) lourde de conséquence, en cumulant non-déductibilité, non-exemption et prescription empêchant de corriger le problème d’autant que cela se manifeste souvent avec plusieurs années de délais.

Les pénalités peuvent décupler les coûts fiscaux, il est donc vital d’assurer d’en maîtriser les contours.

En effet, parmi les pires pénalités fiscales belges, on trouve 200 % d’amendes pour des droits éludés.

Dépenses non admises

Certains ignorent que plusieurs dépenses sont partiellement voir totalement rejetées en déduction de la base imposable (ou au niveau TVA), notamment ;

  • Totalement
    • Impôts ;
    • Amendes ;
    • Les chèques-repas ;
    • Pertes sur actions ;
    • Vêtements ;
    • Etc.
  • Partiellement
    • Véhicules ;
    • Réceptions ;
    • Restaurants ;
    • Cadeaux ;
    • Certains intérêts ;
    • Etc.

Ceci avec comme conséquence de faire augmenter la base imposable et réduire votre résultat distribuable.

VI. AUGMENTER VOS VENTES

La chasse aux coûts n’est d’aucune utilité sans une progression de vos ventes.

Cela passe notamment par ces étapes ;

– Prendre conscience qu’on vend à des individus et pas des entreprises ;

– La nécessité d’apporter une réelle plus-value à vos clients ;

– Retirer les enseignements des précédentes ventes ;

– Ne pas douter de vos services/produits ;

– Réagir vite ;

– Le Prix n’a rien à voir avec le coût ;

– Ne soyez pas pingre sur les dépenses marketing.

VII. L’EXÉCUTION DOIT SUIVRE LA CONCEPTION

Votre entreprise recèle-t-elle un produit/service dont la finalisation tarde ?

Les développements à rallonge ou négligés pèsent sur les résultats ;

Lorsque Atari a donné 5 semaines à ses développeurs pour réaliser le jeu vidéo « E.T. » mais à dépensé environ 20 millions de dollars de Royalties au profit du réalisateur du film, le produit final était tellement bâclé que les cartouches de ces jeux ont fini enterrées dans un désert américain (réduire les stocks permettait un allègement fiscal…).

D’autres ont eu un comportement plus altruiste comme Jean-Marie Hullot qui est le premier à avoir intégré un modem à un téléphone au début des années 2000. Steve Jobs, de visite à Paris pour explorer et s’inspirer d’innovations existantes, le rencontra et lui posa la question de savoir quelle contrepartie financière Monsieur Hullot souhaitait.

Il demanda juste à Steve Jobs de concrétiser son invention faute de possibilités de trouver les financements pour le faire dans son pays.

VIII. L’ACTIVITÉ REMUNERE T ELLE SON DIRIGEANT ?

Pour quelle raison, même en tant que dirigeant.e, accepter de prester sans une rémunération appropriée sur le long terme ?

Après le lancement de votre activité, ne pas être en mesure de se payer doit vous alerter sur la viabilité de votre projet.

IX. VEILLER À DIMINUER VOTRE DÉPENDANCE

L’importance d’un tiers envers votre entreprise peut représenter une vulnérabilité.

Un client qui représente plus de 30 % de votre chiffres d’affaires aura une influence importante sur votre autonomie financière.

C’est aussi vrai pour un produit, un fournisseur tout comme un membre de votre équipe dont les compétences seraient difficilement remplaçables.

X. CES FAIBLESSES QU’ON IGNORE

L’intérêt de poser une question devrait vous permettre d’éliminer une faiblesse est de vous rapprocher de la solution.

Pour raccourcir votre chemin vers la résolution de vos soucis, nous vous donnons quelques réponses fréquentes à des obligations trop méconnues des entrepreneurs ;

  • Immobilier
    • À quoi dois-je être attentif lorsque je paye une facture d’entrepreneur ;
      • Avant chaque paiement : obtenez l’attestation délivrée par ce site https ://www.checkobligationderetenue.be (sinon vous pourriez être contraint par l’ONSS et/ou le Fisc de (re-)payer l’équivalent de la facture de votre entrepreneur !).
  • Droit social
    • Un contrat de travail signé suffit avec le personnel ?
      • Non, vous devez suivre la procédure complète du règlement de travail, celui-ci devra être envoyé au service compétent du SPF Sécurité Social.
  • TVA
    • La récupération de TVA sur un investissement est définitivement acquise ?
      • Pas forcément, 5, 15 et 25 ans représentent la période dite de “révision” dans l’éventualité où l’affectation d’un actif diffère (en + ou en -) de celle d’origine.

*
**

Inondés par les obligations et reglementations multiples, partagez vos expériences pour prémunir les autres.


QUE FAUT-IL EN RETENIR ?

  • Plongez-vous régulièrement dans vos chiffres, soyez sans crainte de poser des questions, celui qui les reçoit mal est un mauvais interlocuteur ;
  • Les habitudes rendent aveugles et sourds, intégrez le changement à votre avantage ;
  • À présent, “Ne trouvez pas la faute, trouvez un remède[Henry Ford].

Thomas DRAGUET
thomas@anticiper.tax
+32 475 748 279
www.anticiper.tax

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